Les aventures des cinéphiles à Cannes

Les aventures des cinéphiles touristes à CannesComme chaque année, le pôle ciné du BDA a permis aux Mineurs departiciper à un évènement exceptionnel: le festival international du film deCannes (le machin avec le tapis rouge sur les marches pour ceux du fond).C’est donc évidemment, en tant que cinéphiles touristes avertis que nousavons sauté sur l’occasion de pouvoir se gaver de films. Dans cet article, il seradonc question des aventures de 17bukato, 17fayolle, 17rebert, 17truongnh etde moi-même la semaine dernière au festival de Cannes.

L’aventure a commencé il y a quelques mois, quand 16cerardi a lancé unappel général (#spammeZimbra TMTC) proposant d’éventuelles accréditationspour le festival de Cannes. Comme vous l’avez sûrement deviné (perspicacesque vous êtes), nous avons non seulement répondu à cette bouteille à la mer,mais nous avons en plus de cela obtenu lesdites accreds. D’ailleurs, merci aupôle ciné pour l’organisation, c’était top(c’est pas donné à tout le monded’avoir des accreds) !

D’ailleurs, petit point sur les accreds. Il y a, pour le festival, unefoultitude d’accréditations aux couleurs diverses et variées, pouvant êtresynonyme de coupe-file, champagne et canapés ou d’une attente de 2h avec lerisque d’être refoulé à l’entrée. Vous l’aurez compris, cette échelle de privilègesest synonyme d’échelle de crédibilité dans le milieu voire de respectabilité, etje dois vous avouer qu’on n’était pas très haut. Et, être moins respecté qu’unpseudo journaliste cinéma de Madame Figaro est quelque peu vexant.

Bref. Si je devais résumer notre emploi du temps cannois, je le diviseraisen deux parties: la partie film (nan, sans blague, je croyais que vous étiezpartis pêcher) et SURTOUT la partie attente/queue/suicide intellectuel/depuisquand fait-on la queue deux heures au cinéma/je vais encore me faire refoulerà cause d’un pseudo journaliste cinéma de Madame Figaro. Vous l’aurezcompris, les séances se font au PAPS et, nous fûmes fort marris le premiermatin, lorsqu’on nous refoula à l’entrée de la salle après 45 minutes d’attentes.Figurez-vous notre déconfiture d’alors! C’est pourquoi, les séances d’aprèsnous avons rarement prévu en dessous de l’heure et quart d’attente. Lagratuité des séances se monnayent en temps.

Emploi du temps également compliqué par la cohabitation. En effet, nousétions six (un VS césurien nous avait rejoints dans notre AirBnB) et nedisposions que de deux jeux de clés. En plus, de cela, les velléités de chacunen matière de programmation imposaient aux gardiens des clés d’être auxaguets. Aguets desquels un camarade que nous ne citerons pas (mais qui aprofité comme à son habitude des lave-vaisselles de la côte d’Azur) semblaitbien éloigné. Je veux dire par là qu’il était tranquillement en train de dormir,sans avoir laissé la clé sous le paillasson de la porte extérieure, ce qui nous acontraints, à une heure indécente au regard du réveil du lendemain, à user destratégies originales afin de rejoindre la sonnette pour réveiller cettemarmotte.

En dehors de ça, la cohabitation s’est très bien passée. Véritable petiteutopie cannoise ou la motivation qui animait notre âme cinéphile nous poussaità nous lever à 6h du matin pour nous coucher 15 heures plus tard. Voici, pourillustrer un emploi du temps type.

  • 6h00: Le réveil sonne, nos faibles âmes cèdent à l’appel du bouton snooze;
  • 6h05: Snooze toujours, nous maudirons a posteriori l’inventeur de cettefonctionnalité démoniaque et tentatrice.
  • 6h10: Lever plus ou moins prompt et petit-dej;6h20: On revérifie l’emploi du temps de la journée, pas de temps à perdre,chaque seconde est à optimiser.
  • 6h30: Départ et réflexion philosophique sur «Doit-on laisser les clés ou nonaux suivants»;
  • 6h45: Trois pages de calcul d’optimisation et une résolution de LQR surMatLab plus tard, la décision est prise, on prend le risque de partir sans clés ;
  • 6h49: «On a le bus, tranquille»;
  • 6h51: «On aurait eu le bus en partant une minute plus tôt, qui est ledemeuré qui avait oublié son accred déjà?»;
  • 7h20: Arrivée dans la queue après moult questionnements sur les notions decartographie des organisateurs du festival;
  • 8h00: Prière pour être accepté dans la salle, ainsi que pour condamner auxtourments éternels ceux qui n’ont pas pensé à un système de comptage qui terefoule dès le début et non pas après une heure d’attente;
  • 8h20: Entrée dans la salle, espoir que le film sera qualitatif;8h30: POURQUOI LES GRANDS SE METTENT SYSTÉMATIQUEMENT DEVANTMOI?!;
  • 10h14: Fin du film, le maître spammeur a «compris le scénario mais pasl’idée principale»;
  • 10h17: Course vers une autre salle à l’autre bout de Cannes;
  • 10h25: Arrivée dans la file «Last Minute» du Grand Théâtre Lumière, laqueue fait environ 4,37 fois la distance Terre-Lune, mais l’espoir reste présent.L’autre option étant un film sur un instituteur danois qui va au Groenlandcommenté par les vieux et les collégiens présents car forcés présents dans lasalle, le choix a été vite fait(pour certains) ;
  • 11h30: Entrée au GTL, forcément, on a droit à la place la plus excentrée detoute la salle, mais on voit quand même bien du moins c’est ce dont on doit seconvaincre;
  • 14h56: C’était long et chiant comme film, je ne sais même pas pourquoi j’aiattendu autant de temps...Monde de merde;
  • 14h58: En fait, ça allait, et puis on est à Cannes quand même (et autresjoyeusetés de l’auto-conviction) ;
  • 15h00: Nos ventres commencent à signaler leurs présences, vite, il nous fauttrouver à manger!
  • 15h13: Fini de manger, direction une autre file d’attente avec 2h30 d’avance,pas le temps de niaiser, on est là avant tout pour attendre dehors (douce ironiede la vie);
  • 15h45: Sieste tactique dans la file, les barrières c’est pas si désagréable queça en fait;
  • 16h30: Entrée dans la salle;
  • 17h27: Lutte intense contre le sommeil;
  • 17h32: Victoire sans difficulté du sommeil;
  • 18h47: J’ai rien compris, peut-être que j’aurais pas dû dormir en plein milieu;
  • 18h55: On court encore, on court toujours, on court pour notre vie!
  • 19h30: Arrivée dans un petit cinéma indépendant, le film est dans deuxheures mais on tient bon;
  • 20h12: Maudite soit la pluie!
  • 21h30: Dernier film de la journée, ça va être bien;
  • 23h46: C’était ouf!23h48: «Qui a les clés? »;
  • 23h53: «Répondez!!!»;
  • 23h54: En plus on n’a pas de bus, bon bah on rentre à pieds.
  • 00h32: Enfin une réponse!!! Les clés nous attendent donc sous le paillasson;
  • 01h02: En fait les clés n’étaient pas sous le paillasson. RÉVEILLEZ-VOUSBANDES DE MARMOTTES!!!!
  • 01h06: On a réussi à monter, on lance de l’eau à chauffer pour les pâtes;
  • 01h23: Ceux qui dorment doivent rêver de lardons vu l’odeur;
  • 01h36: On se couche, on fera la vaisselle demain, on règle le réveil pour 6hdemain;
  • 01h45: Rhon Piche;

Bref, en vrai c’était trop cool. Le seul problème c’est qu’on a plus de filmsà voir au retour de Cannes que quand on était partis. Les cinéphiles que noussommes sont en effet bien trop curieux et doivent rattraper tous les films quenous n’avons pas pu voir. Cependant, même si rien ne remplacera l’ambiancede Cannes, nous avons la chance d’avoir le quartier latin à portée de pieds.Tout ça pour dire: allez voir des films. C’est bien les films (surtout quand il n’ya pas de queue).

Sans transition, un mini instant statistiques sur Cannes.

En moyenne, on a quand même bien rentabilisé le voyage, on a vu toutplein de films, plus particulièrement la répartition était la suivante:

Cependant, une grande majorité d’entre nous aurait pu en voir plus, en effet, 8d’entre nous ont été refoulés au moins une fois durant le festival.

En ce qui concerne les temps d’attentes, cela dépendait de l’accréditationque l’on avait. Ceux qui avaient un pass cinéphile (permettant d’accéder àmoins de salle) attendaient en moyenne 35 minutes alors que ceux qui avaientune accréditation palais avaient besoin d’environ 1h20 d’attente.

Concernant les récompenses, nous étions généralement en accord avecle jury, comme en témoigne le graphique suivant:

Enfin, avant de vous laisser sur des critiques diverses et variés sur des filmstout aussi divers et variés, je mets la liste des films préférés de chacun:

Diamantino Leto Gueule d’AngeDogman MiraiThunder RoadDonbass Sauvage Under the Silver LakYomeddine

Festival de Cannes - critiques

Un grand voyage vers la nuit - Bi Gan

Synopsis – Luo Hongwu revient à Kaili, sa ville natale, après s’être enfui pendant plu-sieurs années. Il se met à la recherche de la femme qu’il a aimée et jamais effacée desa mémoire. Elle disait s’appeler Wan Quiwen...
Mon premier film à Cannes a été une desplus grandes surprises ! Bi Gan propose uneoeuvre posée et poétique, toute en faisant preuved’ingéniosité : la moitié du film est en 3D, et cettemême moitié est un impressionnant plan sé-quence de 1h. Le jeune réalisateur chinois éclatele récit, pour parsemer le film avec des concepts.Sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard,le film a tout de même des défauts : il est parexemple assez confus par moments. Néanmoins,je vous recommande fortement de voir ce film,qui sortira en salles le 22 août.

La tendre indifférence du monde – Adilkhan Yerzhanov

Synopsis - La belle Saltanat, dont la famille est criblée de dettes, est envoyée dans lagrande ville où elle est promise à un riche mariage. Escortée par Kuan-dyk qui veille sur elle, Saltanat quitte son village pour l’inconnu. Lesdeux jeunes gens se trouvent entraînés malgré eux dans une suited’événements cruels et tentent d’y résister de toutes les façons pos-sibles.
Ce film kazakh, sélectionné également en catégorie Un Certain Re-gard, est une oeuvre qui regorge de bonnes intentions. Celle de la poé-sie ou du beau par exemple, dans de nombreux plans. Le titre rend parailleurs hommage à notre Camus national. Mais selon moi, le film estilluminé par la performance de l’acteur de Kuandyk, qui livre un jeujuste, empreint de bonheur et de générosité. Il sortira en salles le 26septembre, alors pensez-y pour découvrir du joli cinéma kazakh.

Yomeddine – Abu Bakr Shawky

Synopsis - Beshay, lépreux aujourd’hui guéri, n’avait jamaisquitté depuis l’enfance sa léproserie, dans le désert égyptien.Après la disparition de son épouse, il décide pour la premièrefois de partir à la recherche de ses racines, ses pauvres pos-sessions entassées sur une charrette tirée par son âne, viterejoint par un orphelin nubien qu’il a pris sous son aile.
Premier film du réalisateur, c’est une oeuvre sans pré-tention qui contre toute attente se transforme en feel goodmovie. S’il commence sur le ton du drame, il se détache vitedu défaitisme tout en restant très touchant. Le duo entre l’or-phelin et l’ancien lépreux fonctionne à merveille. Il faut ajouterque la réalisation est très peu innovante, et essaye simple-ment de séduire le spectateur. Mais on se fait facilementprendre, et ce film est devenu mon coup de coeur de la se-maine (ce qui ne veut pas dire mon préféré ;-) ). Il sortira prochainement, n’hésitez pas.

Une affaire de famille – Kore-Eda (Palme d’or)

Synopsis - Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son filsrecueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticenteà l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’ellelorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survi-vant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cettefamille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leursplus terribles secrets...
Le grand gagnant du festival, assurément. Pourtant, le film deKore Eda n’était pas le favori, face à Zimna Wojna et Leto. Servi parune très bonne réalisation, le film marque par son ambiance et sonsynopsis. La famille que l’on suit respire l’affection et la sérénité, endépit des épreuves qu’elle traverse. Mais le génie de Kore Eda ap-porte à cela la touche qui fait basculer le film, comme si la familleétait analysée à travers un polariseur pour livrer ce qui la fondecomme ce qui la maintient. Une affaire de famille n’a pas encore dedate de sortie, donc soyez attentifs.

16cerardi

Mandy – Panos Cosmatos (Quinzaine des Réalisateurs)

Synopsis - Red Miller (Nicolas Cage) et Mandy Bloom mènent une existence paisible etempreinte d'amour jusqu'à ce que leur refuge soit sauvagement détruit par lesmembres d'une secte dirigée par un sadique. Red est catapulté dans un voyagefantasmagorique marqué par la vengeance, le sang et le feu...
Ce film est un jeu d'équilibriste entre thriller gore et nanarassumé. Il prend son temps avec une scène d'exposition réussie,notamment grâce à ses choix francs de musique (JohannJohannsson) et de lumière. Il nous fait ensuite passer de l'effroiau rire avec facilité et subtilité. C'est donc avec impatience quej'abordais la deuxième partie du film et la vengeance de Red.À partir de là, le film s’essouffle malheureusement beaucoup carles ressorts du comique et de l'horreur ont du mal à serenouveler.Je suis sortie de la séance un peu confuse, en me disant que lefilm aurait été vraiment très bien s'il n'avait duré qu'une heure !Il sortira dans le courant de l'année directement en DVD, c'esttout de même dommage car certaines scènes méritaientvraiment le grand écran....

17fayolle

Dogman – Matteo Garrone

Synopsis - Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret etapprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro àla cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello selaisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage dela trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce...
Il n’est pas très étonnant que le film ait reçu le prix del’interprétation masculine (et le prix du meilleur chien !). Porté par lejeu tout en nuance de Marcello Fonte, qui incarne le toiletteur, le filmdéconstruit le mythe de la solidarité dans les quartiers populairesitaliens, et si quelques scènes peuvent être assez violentes,l’ensemble reste subtil : on oscille aux côtés de Marcello entrelâcheté et courage, indécision et détermination, haine et amour...Bien sûr, je n’ai pas trouvé le visionnage du film plaisant (et ce n’estpas le but), mais j’ai été profondément ébranlée et émue. À noter :Dogman sortira en juillet.

Un couteau dans le cœur - Yann Gonzalez

Synopsis - Paris, été 1979. Anne est productrice de pornos gays au rabais. LorsqueLoïs, sa monteuse et compagne, la quitte, elle tente de la reconquérir en tournant unfilm plus ambitieux avec son complice de toujours, le flamboyant Archibald. Mais unde leurs acteurs est retrouvé sauvagement assassiné et Anne estentraînée dans uneenquête étrange qui va bouleverser sa vie.
Ok, vous êtes peut-être un peu sceptiques à la lecture dusynopsis. Très bonne surprise, Un couteau dans le cœur n’estjamais vulgaire, les passages (obligés !) des scènes de tournagesont sobres et jamais gratuites. L’esthétique très kitsch néon etcuir est assumée et passe donc très bien. De manière générale,le scénario et la coloration du film m’ont fait beaucoup penseraux BD des années 80 / 90, piochant allègrement dans les codesdu polar et du fantastique. Les passages oniriques (parfois ausens littéral du terme) confèrent une dimension un peu mystiquequi allège les scènes plus crues. Pour info : Un couteau dans lecœur sort fin juin (et c’est avec Vanessa Paradis !).

Under the Silver Lake – David Robert Mitchell

Synopsis - À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. LorsqueSarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance àsa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers laville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Citédes Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond descandales et de conspirations.
Le film (le premier que j’ai vu après avoir été refoulée deux fois),réactualisation du film de détective à Los Angeles à travers le filtre de la pop culture,m’a paru agréablement rafraîchissant. Satire du mode de vie particulier de l’élite deLA et surtout de tous ceux qui gravitent autour de la sphère de la célébrité et dupouvoir de l’industrie du cinéma, Under the Silver Lake flirte également avec la parodie des théories du complot... On est rapidement aussi paumés que le personnageprincipal, l’intrigue étant bâtie comme un jeu de pistes croulant sous des indices pluscapillotractés et délirants les uns que les autres. L’éclairage geek et pop culture donneau film un côté assez régressif et jouissif (on y reconnaît par exemple les codes de lasérie B et des comics). C’est l’un des films que je conseillerais le plus largementautour de moi (allez le voir, il sort en août !).
17bukato
Toujours sur Under The Silver Lake, il me semble nécessaired’ajouter plusieurs choses. Déjà, la réalisation est au taquet, onn’est loin des champs/contre-champs vides de sens. En plus de ça,la lumière est magnifique. Elle donne un cachet très lumineux, trèsPOP au film. La musique y est de plus fort agréable (il y a mêmeun passage assez intéressant sur la création musicale). Enfin, etsurtout, le film joue avec les codes de la narration, il adoptevolontairement des logiques narratives différentes (quis’approchent presque des logiques vidéoludiques par certainsmoments). Le film nous perd volontairement dans son histoire, oncherche du sens là où il n’y en a pas et on refuse le sens là où il yen a. Et en plus, visuellement, c’est juste beau.
17pieux

  • Mirai - Mamoru Hosoda :Pensez à vos frères et sœurs, disait Hosoda. Abordant lethème de la famille, ce film est un mélange bouleversant de tendresse et de poésie. Àvoir absolument.
  • En guerre - de Stéphane Brizé :Une crise sociale vécue de l'intérieur, montrant quele clivage patrons/ouvriers n'est pas si manichéen que ça. Lindon magistral.
  • Under the Silver Lake - David Robert Mitchell :Mais WTF, quoi.Dogman - Matteo Garrone :Une illustration poignante d'une Italie ternie par ladrogue. On s'attache assez bien à Marcello, le pacifique soigneur de chiens.
  • Burning - Lee Chang-Dong :Film coréen très bizarre, tant dans l'intrigue que dansla réalisation. Plutôt lassant vers la fin.
  • Carmen y Lola - Arantxa Echevarria :Alors là, bonne surprise ! L'immersion enmilieu gitan traditionnel est vraiment passionnante, les relents amoureux de Lola sontpassionnément racontés!
  • Un couteau dans le coeur - Yann Gonzalez :Attendez-vous à voir beaucoup deporno gay, et à une Vanessa Paradis vraiment, mais alors vraiment cinglée.
  • Capharnaüm - Nadine Labaki :L'histoire d'un gamin syrien livré à la pourriture dumonde moderne et à l'archaïsme de sa famille. Très cru et triste.
  • Ayka - Sergei Dvortsevoy :Si vous voulez vraiment perdre foi en l'humanité,regardez successivement Capharnaüm et Ayka. Dépression garantie. Réalisationperturbante et terne.
  • Solo: A Star Wars story - Ron Howard :De très très grosses incohérences parrapport à l'univers existant de Star Wars. C'est dommage, parce que le film étaitquand même divertissant...

17truongnh